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GABAO MIO!
jeudi 19 novembre 2009, a 19:28
CEMAC : 45% de la population noyés dans la pauvreté
 

Le président de la Banque de développement des Etats de l'Afrique centrale (BDEAC), Anicet Dologuélé, a affirmé le 18 novembre dernier que près de 45% des habitants de la Communauté économique de l'Afrique centrale (CEMAC) vivent en dessous du seuil du pauvreté, soit avec moins de 456 francs CFA par jour.
 

A l'occasion de la première table-ronde d'un forum sur les nouveaux paradigmes de la coopération au développement organisé à l'initiative de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF) le 18 novembre dernier à Paris, le président de la BDEAC a dénoncé l'absence de services sociaux adéquats dans la Communauté économique et monétaire d'Afrique centrale (CEMAC), ainsi que la mauvaise répartition de la croissance.

«Pourtant dans cette zone, les pays sont producteurs de pétrole», a fustigé 18 novembre dernier le président de la Banque de développement des Etats de l'Afrique centrale (BDEAC), Anicet Dologuélé, dénonçant un taux de pauvreté de près de 45% dans cette zone économique.

Anicet Dologuélé, par ailleurs ancien Premier ministre de la République centrafricaine, a déploré que «certains choix stratégiques et opérationnels des Etats de la zone CEMAC n'ont pas porté leurs fruits».

Pour mieux coordonner les politiques de développement nationales et garantir par la même occasion l'efficacité de l'Aide publique au développement (APD), le président de la BDEAC a recommandé entre autres pour un renforcement des institutions communes. 

«Des institutions sous-régionales, comme la BDEAC, peuvent aider les Etats membres à faire mieux et au meilleur coût. C'est pour cette raison qu'il faut renforcer leur rôle et les utiliser dans la construction harmonisée de l'espace sous-régional», a expliqué Anicet Dologuélé.

La CEMAC regroupe le Cameroun, la Centrafrique, le Congo, le Gabon, la Guinée équatoriale et le Tchad. Avec cinq pays producteurs de pétrole sur six, la CEMAC ne devrait plus accuser un tel taux de pauvreté, qui met de nouveau en exergue le problème de redistribution des richesses. 

La CEMAC a pour missions et objectifs principaux l'établissement d'une union de plus en plus étroite entre les peuples des États membres pour raffermir leurs solidarités géographique et humaine ; la promotion des marchés nationaux par l'élimination des entraves au commerce intracommunautaire ; la coordination des programmes de développement ; l'harmonisation des projets industriels ; le développement de la solidarité des pays membres au profit des pays et régions défavorisés, ainsi que la création d'un véritable marché commun africain.

mardi 17 novembre 2009, a 10:25
Gabon : «Le chimpanzé est devenu homme après le coup de feu»
 

Les archives du tribunal correctionnel de Boué, dans l'Ogooué Ivindo au Nord Est du pays, ont révélé une jurisprudence pénale pour le moins insolite. Dans un verdict datant du 22 avril 1964, publié ci après, le tribunal relaxe monsieur Biyeke Étienne pour l'homicide involontaire de Joseph Akoué pendant une partie de chasse, car la victime était un chimpanzé au moment des faits. 
 

«JURISPRUDENCE PENALE 

GABON - HOMICIDE INVOLONTAIRE - QUALITE D'ÊTRE HUMAIN DE LA VICTIME - PRATIQUES MAGIQUES ET SORCIERES - TRANSFORMATION DE LA VICTIME AU MOMENT DES FAITS - RELAXE : 

Tribunal correctionnel de Boué.

Le Tribunal,

Attendu que Biyeke Étienne a été cité à comparaitre devant le tribunal correctionnel de céans, pour la prévention d'avoir, à Bissobinlam, district de Boué, le 13 septembre 1963, en tous cas depuis moins de 3 ans, par imprudence, maladresse, négligence, inattention, ou inobservation des réglements, involontairement causé un homicide sur la personne du sieur Joseph Akoué;
Attendu qu'il résulte des débats et du dossier sur Biyeke Étienne, le 13 septembre 1963, s'est rendu à la chasse dans l'après midi, que vers 16h, il entendit les cris des singes, qu'il se posta entre la grande forêt et les vieilles plantations d'où venaient ces cris, espérant que les singes allaient passer des vieilles plantations à la forêt; que s'apercevant qu'ils s'éloignaient plutôt de lui, Biyeke décida de les suivre quand, sous le feuillage, il vit venir à lui un chimpanzé, que celui-ci s'approchant de plus en plus de lui en hurlant, Biyeke se vit dans l'obligation de le charger à la tête d'un coup de feu; que le chimpanzé tomba et fit plutôt entendre un cri d'homme; qu'il se redressa en homme et put encore faire plus de 1000 mètres en forêt en courant, quand , Eloumé Elizabeth, qui le rencontra, le prit par la main, que la victime s'affaissa et mourut sans rien dire; qu'appelés au secours, les villageois vinrent, reconnurent et transportèrent au village le corps d'Akoué Joseph;

Attendu qu'à l'audience, le prévenu a soutenu qu'il voyait parfaitement clair lorsqu'il avait fait partir le coup de feu et qu'il avait bien identifié sa victime à un chimpanzé, qu'il ne chasse d'ailleurs pas pour la première fois, ayant déjà capturé quatre depuis qu'il chasse;

Attendu qu'un homicide involontaire n'est punissable que si c'est bien un homme qui a été tué par maladresse, imprudence ou négligence; que dans le cas d'espèce Biyeke a visé en plein jour et a tiré sur un chimpanzé et non sur un homme; que si le chimpanzé est devenu homme après le coup de feu, Biyeke ne peut plus être retenu dans la prévention d'homicide involontaire;

Attendu qu'il est de notoriété publique au Gabon que les hommes se changent soit en panthère soit en gorille, soit en éléphant, etc... pour accomplir des exploits, éliminer les ennemis ou attirer sur eux de lourdes responsabilités, défendre leurs plantations et ravager celles des voisins et des amis; que ce sont des faits qui sont inconnus du droit occidental et dont le juge Gabonais doit tenir compte, qu'il est en effet inconcevable à l'esprit européen qu'un homme puisse faire plus de 400 km en 27h à pied, alors qu'un Bokoto de Makokou et Boué l'accomplissait;

Attendu qu'il n'est pas aussi de la commune mesure qu'un individu ayant reçu une charge de plomb dans la tête, et après être tombé, se relève et arrive encore à faire plus de 1000 mètres en forêt en courant; que tel à été le cas d'Akoué Joseph;

Attendu qu'il faut encore faire savoir que les transformations des hommes en animaux féroces sont encore en vue de ne pas effrayer le gibier, pour s'en saisir plus facilement;

Attendu qu'Akoué Joseph, qui est parti en chasse sans armes, n'en avait donc pas besoin puisqu'il pouvait prendre du gibier autrement qu'avec une arme;

Attendu que s'il faut punir les homicides involontaires de chasse, il y a lieu toutefois de considérer les cas et de sévir contre ces pratiques magiques et sorcières qui peuplent le Gabon, surtout en matière des opérations en forêt, et qui retardent énormément l'évolution de notre peuple;

Attendu que le Tribunal à l'entière conviction qu'Akoué Joseph s'est transformé en chimpanzé en forêt ou il aurait été en chasse sans arme et à l'insu de personne, et que Biyeke, notable, ancien combattant, largement décoré, plusieurs fois vainqueur des chimpanzés, ne pouvait pas tirer en plein jour sur un homme contre lequel il n'avait aucun antécédent défavorable;

par ces motifs, déclare Biyeke Étienne non coupable des faits qui lui sont reprochés.

Boué le, 22 avril 1964».

lundi 16 novembre 2009, a 12:11
Économie : Moins de 2% de croissance en Afrique en 2009
 

Les experts de la Banque africaine de développement (BAD) et de la Commission économique pour l'Afrique (CEA) de l'ONU se sont réunis du 10 au 13 novembre dernier à Addis-Abeba, en Éthiopie, pour dresser le bilan de l'impact de la crise financière sur les économies du continent. Au terme des travaux, les experts ont annoncé que le taux de croissance avait chuté à moins de 2% par rapport aux prévisions.
 

La Banque africaine de développement (BAD) et de la Commission économique pour l'Afrique (CEA) de l'ONU ont annoncé le 10 novembre dernier que la croissance économique de l'Afrique pour 2009 avait été revue à la baisse à moins de 2%.

Réunis autour du thème de «Promouvoir le développement en période de crises économiques et financières», les experts et dirigeants africains ont dresser le bilan de l'exercice 2009 par rapport aux prévisions. 


«La crise économique et financière mondiale a frappé le continent africain à un moment où sa croissance tournait autour de 5 ou 6%. Jusqu'en mai dernier, nous espérions une croissance d'environ 2,3%, mais maintenant, selon les estimations en octobre, nous avons revu ce chiffre à la baisse à moins de 2% pour l'ensemble du continent en 2009», a indiqué Abdul Kamara, un des experts de la BAD.

«Nous pouvons nous projeter en 2010 et constater un repli de la crise, mais la reprise pour le continent africain sera basée sur la reprise dans le monde développé», averti-t-il, soulignant que plus que jamais, le continent prend conscience de la nécessité d'une diversification de ses économies pour que les Etats africains soient moins vulnérables aux crises».

Pour l'économiste en chef de la BAD, Louis Kasekende, cette baisse de la croissance «implique la baisse des revenus par habitant, avec des millions d'Africains qui vont retomber dans la pauvreté extrême».

Il indique également que les prix des matières premières, dont les Etats africains sont généralement très dépendants, «restent encore inférieurs à leur niveau d'il y a trois ans». Certains estiment que la crise et ses conséquences peuvent constituer une chance pour l'Afrique, notamment en définissant de nouvelles politiques communes. 

Emmanuel Nnadozie, directeur de la division Commerce, finance et développement économique de la CEA, a souligné que la croissance «n'a pas significativement amélioré les conditions de vie de la plupart des Africains».

Il explique enfin que «la crise nous fournit ainsi une occasion de réévaluer les stratégies, les politiques et les pratiques de développement pour passer de la dépendance aux exportations de matières premières à un développement effectif des capacités internes de production et d'industrialisation afin de nous ouvrir à la concurrence».

mardi 03 novembre 2009, a 21:45
BEAC : 139 personnes impliquées dans le scandale financier
 

Les enquêtes menées au sein de la Banque des Etats d'Afrique centrale (BEAC) suite au scandale financier de plus de 16 milliards de francs CFA ont déjà permis d'identifier quelques 139 personnes impliquées dans ces malversations. Les sommes détournées provenaient principalement des frais de fonctionnement du Bureau extérieur de Paris (BEP) et au règlement des factures pour le compte de la BEAC.
 

Entre 2004 et 2009, 16,5 milliards de francs CFA ont été détournés au Bureau extérieur de Paris (BEP) de la Banque des Etats d'Afrique centrale (BEAC) au profit de 139 personnes. Ce sont les premiers résultats de l'enquête menée au sein de la banque depuis la mise en lumière de ces malversations.

«Au stade actuel des investigations, le montant total des détournements (...) s'élève à 16,5 milliards de francs CFA (25 millions d'euros)», indique le rapport de l'audit interne de la BEAC.

Ces malversations auraient été enregistrées au Bureau extérieur de Paris (BEP) de la BEAC et «opérées au moyen de chèques, virements, retraits en espèces et titres de transport», précisent les résultats préliminaires de l'enquête. 

«On dénombre en tout 858 chèques et 6 virements frauduleux au profit de 101 bénéficiaires, 1306 retraits en espèces frauduleux et 38 bénéficiaires de titres de transport aériens frauduleux», poursuit le document, qui met notamment en cause Armand Ndzamba, comptable au BEP de 1992 à 2009, comme le «principal homme orchestre de ces fraudes».

Les détournements auraient principalement été opérés sur les fonds destinés au fonctionnement du BEP et sur le règlement des factures pour le compte de la BEAC. Des pratiques qui résulteraient d'opérations «très mal suivies» et d'un dispositif de contrôle interne de la banque «très loin des standards internationaux». 

Les sommes facturées ne correspondant pas aux besoins réels du BEP et permettaient des détournements réguliers grâce au niveau de contrôle très faible des opérations. Cette situation a «suscité un tel appétit chez les fraudeurs qu'ils s'en sont donnés à cœur joie», estime le rapport. 

Au niveau du siège de la BEAC, on dénonce le mutisme des responsables sur cette situation, notamment les gouverneurs Gabonais Jean-Félix Mamalépot (en poste de 1989 à 2007) et son successeur Philibert Andzembé, qui n'auraient «pas attiré l'attention sur les dérives» du BEP.

Ce scandale financier avait mené au limogeage du gouverneur gabonais Philibert Andzembé le 19 octobre dernier, qui fut finalement un coup d'épée dans l'eau puisqu'il s'est avéré que seul le Sommet des chefs d'Etats de la CEMAC est habilité à prendre cette décision. Le gouverneur est donc resté en poste jusque prochain sommet de novembre, alors que plusieurs cadres de la BEAC ont déjà été arrêtés à Libreville, notamment Armand Ndzamba et Maurice Moutsinga, directeur central de comptabilité au siège de Yaoundé de 2000 à 2007.

lundi 02 novembre 2009, a 22:31
Démographie : L'espérance de vie mondiale en hausse de 5 ans
 

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) vient de publier un rapport qui affirme que l'espérance de vie de la population mondiale pourrait augmenter d'environ cinq ans si l'on s'attaquait à l'un des cinq facteurs de risque pour la santé humaine, notamment le facteur environnemental.
 

Selon un nouveau rapport de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), l'espérance de vie de la population mondiale pourrait être augmentée d'environ cinq ans si l'on s'attaquait à cinq facteurs de risque pour la santé, notamment l'insuffisance pondérale pendant l'enfance, les rapports sexuels à risque, l'alcoolisme, le manque d'eau potable, l'assainissement et l'hygiène, ainsi que l'hypertension.

Ces facteurs de risque pour la santé seraient en effet responsables du quart des 60 millions de décès qui surviennent tous les ans dans le monde. Ce rapport de l'OMS intitulé «Global Health Risks» décrit 24 facteurs qui ont une incidence sur la santé et l'espérance de vie, dont l'environnement.

Ces facteurs qui ont une incidence sur la santé et l'espérance de vie de la population mondiale sont à la fois environnementaux, comportementaux et physiologiques, tels que la pollution de l'air, le tabagisme ou encore une mauvaise alimentation, assure l'OMS.

Ce rapport sur les facteurs qui ont une incidence sur la santé et l'espérance de vie appelle également l'attention sur l'effet combiné de plusieurs facteurs de risque. De nombreux décès et maladies sont provoqués par plusieurs facteurs de risque et pourraient être évités si l'on réduisait l'un de ceux-ci.

Selon Colin Mathers, coordonnateur de l'Unité mortalité et charge de morbidité à l'OMS, «plus du tiers des décès d'enfants dans le monde peuvent être attribués à quelques facteurs de risque nutritionnels tels que l'insuffisance pondérale pendant l'enfance, l'insuffisance de l'allaitement maternel et la carence en zinc».

Huit facteurs de risque sont responsables à eux seuls de plus de 75 % des cas de cardiopathie coronarienne, principale cause de mortalité dans le monde. Il s'agit de la consommation d'alcool, de l'hyperglycémie, du tabagisme, de l'hypertension artérielle, de l'indice de masse corporelle élevé, de l'hypercholestérolémie, d'une faible consommation de fruits et de légumes et de la sédentarité. La plupart de ces décès surviennent dans les pays en développement.

«Le fait de comprendre l'importance relative des facteurs de risque pour la santé aide les gouvernements à déterminer les politiques qu'ils souhaitent poursuivre», poursuit Colin Mathers. 

«De nombreux pays sont confrontés à une association complexe de facteurs de risque. Les pays peuvent se fonder sur ce type de données ainsi que sur d'autres informations concernant les politiques et leur coût pour élaborer leur programme d'action sanitaire», ajoute-t-il.

Le rapport révèle enfin que neuf risques environnementaux et comportementaux ainsi que sept causes infectieuses sont responsables de 45 % de décès par cancer dans le monde et qu'au niveau mondial, le surpoids et l'obésité entraînent plus de décès que l'insuffisance pondérale.

Les environnements à risque et malsains sont responsables d'un décès d'enfant sur quatre dans le monde, alors que 71 % des décès par cancer du poumon sont dus au tabagisme et dans les pays à faible revenu, des carences nutritionnelles faciles à corriger provoquent la mort d'un enfant sur 38 avant l'âge de cinq ans. Les 10 principaux risques évitables réduisent l'espérance de vie d'environ sept ans au niveau mondial et de plus de 10 ans dans la région africaine.

lundi 02 novembre 2009, a 22:30
Gabon : Johannesbourg dans le viseur des Panthères
 

A moins de deux semaines de la dernière journée des éliminatoires combinées CAN/Mondial 2010 le 14 novembre prochain, la sélection gabonaise est certainement la plus sereine du «groupe de la mort». Galvanisée par sa qualification pour la CAN, les Panthères pourront jouer à fond à Lomé contre les Eperviers du Togo pour conserver une chance d'aller à leur première Coupe du Monde.
 

Ce sera quitte ou double à Lomé pour les Panthères du Gabon, d'ores et déjà qualifiées pour Luanda en janvier prochain, et qui bénéficient pour la première fois d'une réelle possibilité de décrocher un carton pour Johannesbourg en juin prochain. 

Pour la dernière journée des éliminatoires combinées CAN/Mondial le 14 novembre prochain, les hommes d'Alain Giresse partiront défier les Eperviers du Togo le coeur léger, avec un palmarès de 5 victoires et 4 nuls sur les neuf dernières rencontres entre les deux équipes. 

Après le 3-0 à contre Maroc le 10 octobre dernier à Libreville leur ouvrant les portes de Luanda pour la CAN de janvier prochain, la sélection gabonaise peut «maintenant jouer [son] dernier match à 100%», explique Paul Kessany, le milieu de terrain des Panthères. 

«Le Gabon est la seule équipe à ne pas avoir de pression pour la dernière journée», affirme-t-il. En effet, le Maroc devra tout faire à Rabat pour ne pas être le grand perdant de ces éliminatoires, contre un Cameroun qui n'a pas le droit à l'erreur pour décrocher son ticket du Mondial. Le Togo, mondialiste en 2006, a rater le train cette année et ne joue plus que sa qualification à la CAN. 

Pour partir à Johannesbourg, les Panthères doivent non seulement gagner le Togo, mais aussi compter sur une défaite des Camerounais le 14 novembre à Rabat. Une équation compliquée, mais qui ne désespère pas le onze gabonais, qui surfe sur une vague de succès depuis le début des éliminatoires combinées CAN/Mondial 2010.

«Janvier c'est bien mais nous on veut juin !», lance Rodrigue Moundounga, latéral gauche de la sélection nationale. 

Une détermination à toute épreuve que s'est découvert cette année la sélection gabonaise, emmenée par l'ancien international français, Alain Giresse, qui semble être parvenu à forger une identité et des bases techniques viables à l'équipe gabonaise depuis son arrivée aux commandes en 2006. 

Parties du fin fond du classement FIFA, les Panthères ont gagné des places régulièrement depuis septembre 2007, atteignant la 30e position mondiale en juillet 2009, parallèlement que la 3e place au classement africain, un record absolu pour le Gabon.

vendredi 30 octobre 2009, a 10:37
Gabon : Libreville au 97e rang de la corruption dans le monde
 

Transparency International vient de publier le classement 2009 de l'indice de perception de la corruption, qui place le Gabon au 97e rang mondial, en chute de 13 places par rapport au classement 2007. Au niveau continental, le Gabon occupe la 14e place et arrive en tête des pays les moins corrompus de la sous région d'Afrique centrale, 10 places devant Sao Tomé & Principe qui prend la seconde place.
 

Si le Gabon est parvenu à freiner sa chute dans le classement 2009 de Transparency International de l'indice de perception de la corruption, il recule toujours en perdant cette année une place pour occuper le 97e rang mondial sur 180 pays. 

Alors qu'il était classé 87e en 2007, le Gabon avait perdu 12 places l'année suivante et rétrograde cette année encore d'une place au classement mondial de la corruption, définit par l'ONG comme étant l'abus d'un pouvoir officiel dans un intérêt personnel.

Dans le classement africain, le Gabon occupe la 14e place, mais arrive tout de même en tête du tableau pour la sous région d'Afrique centrale, à quelques encablures du second, Sao Tomé & Principe, second de la sous région et 24e africain. 

Pour l'Afrique centrale, viennent ensuite le Cameroun (32e africain), la République centrafricaine (34e africain), l'Angola (36e africain), le Burundi (37e africain), le Congo (38e africain), la République démocratique du Congo (43e africain), la Guinée équatoriale (44e africain) et le Tchad (45e africain). Avec 48 pays comptabilisés sur le continent, le classement est peu glorieux pour l'Afrique centrale. 

En tête du classement sur le continent, le Botswana, l'île Maurice et le Cap Vert occupe toujours le podium, tandis que la Somalie, le Soudan et la Guinée Conakry stagnent en bas du tableau. 

L'indice indexe particulièrement l'acceptation des pots de vins par des fonctionnaires dans le cadre des marchés publics, la fraude d'entreprise, la captation du pouvoir politique pour des intérêts politiques, les cartels et la corruption dans les chaines d'approvisionnement et des transactions transnationales.

Huguette Labelle, de Transparency International, explique à cet effet que «les pays les plus pauvres sont minées par des systèmes judiciaires corrompues et l'inefficacité du contrôle parlementaire». 

La faiblesse d'actions des institutions chargées de veiller au respect des lois au plus haut niveau hiérarchique permet que «la corruption se développe et échappe à tout contrôle avec de terribles conséquences pour la société», poursuit-elle. 

Pour venir à bout de ce fléau qui freine le développement, il faut que l'on «exige un contrôle étroit exercé par le parlement, l'application effective des lois, l'existence des médias indépendants et d'une société civile dynamique». 

Les 75 experts ont été mandatés pour établir ce classement, qu'ils ont principalement axé sur l'impact de la corruption sur le secteur privé en raison du rôle essentiel de ce secteur dans la lutte contre la corruption au niveau mondiale. 

Au niveau mondial le continent africain est visible à partir de la 36e place avec le Botswana et la 41e place pour l'île Maurice et le Cap-Vert qui se retrouve à la 47e place. La France occupe la 24e, alors que le Danemark, la Suède et la Nouvelle-Zélande seraient les pays les moins corrompus au monde.

samedi 10 octobre 2009, a 17:35
Etats-Unis : Obama prix Nobel de la Paix 2009
 

Le président des Etats-Unis, Barack Obama, a reçu le prix Nobel de la paix 2009 contre toute attente, pour son engagement dans le renforcement de la diplomatie au niveau international et sa volonté de promouvoir un monde sans armes nucléaires. Plébiscité pour avoir placé la résolution du conflit israélo-palestinien comme une de ses priorités dès le début de son mandat, le président américain succède au Finlandais Martti Ahtisaari.
 


A la surprise générale, c'est le président des Etats-Unis, Barack Obama, qui s'est vu décerné le prix Nobel de la Paix pour ses «efforts extraordinaires en vue de renforcer la diplomatie internationale et la coopération entre les peuples», a déclaré le président du comité Nobel norvégien, Thorbjoern Jagland ce 9 octobre.

Indiquant avoir «attaché beaucoup d'importance à la vision et aux efforts d'Obama en vue d'un monde sans armes nucléaires», le Comité sur le nombre record 205 candidats, a porté son choix sur le président Obama, alors qu'aucun favori ne s'était illustré.

Seulement 9 mois après son accession à la Maison blanche le 20 janvier dernier, Obama se présente comme le lauréat le moins attendu. Ceci est d'autant plus étonnant que ce dernier est loin d'avoir terminé son mandat et qui plus est, n'a pas encore pour le moment, résolu de conflit majeur.

En fait, certaines sources expliquent que le Comité Nobel par cette action, entend influencer la politique future de Barack Obama. Son nom avait été inscrit sur la liste des nobélisables le 1er février dernier, mais sans que les observateurs ne lui accordent beaucoup de crédit.

On se souvient que cette initiative avait été qualifiée de «naïve» par certains détracteurs. Barack Obama est aussi le premier président américain a avoir placé la résolution du conflit israélo-palestinien comme une de ses priorités dès le début de son mandat, une action qui a certainement milité en sa faveur.

La prestigieuse récompense augmente encore le prestige de Barack Obama, mais constitue inversement une pression supplémentaire pour lui. La Maison Blanche n'a pour l'heure réagi à cette nouvelle, certainement à cause du décalage horaire car les Etats-Unis sont encore endormis.

Le prix sera remis à Oslo, en Norvège, le 10 décembre, date-anniversaire de la mort de son fondateur, l'industriel et philanthrope suédois Alfred Nobel. Il s'agit d'une médaille, d'un diplôme et d'un chèque de 10 millions de couronnes suédoises, soit près d'un million d'euros.

Barack Obama, 48 ans, premier président noir des Etats-Unis, qui a reçu vendredi le Prix Nobel de la Paix 2009, moins d'un an après son élection à la Maison Blanche, se veut l'héritier de l'apôtre des Droits civiques Martin Luther King et du président John Kennedy.
Charismatique et médiatique, il semble inspirer à son public un enthousiasme contagieux, mais se trouve confronté à deux conflits ouverts, en Irak et en Afghanistan, où il est à la recherche d'une nouvelle stratégie.

jeudi 08 octobre 2009, a 23:16
Gabon : Libreville au 31e rang de la qualité de vie en Afrique
 

L'Organisation non gouvernementale (ONG) britannique International Living vient de publier son rapport 2009 sur la qualité de vie en Afrique, qui classe le Gabon à la 31e place sur 51 pays du continent. Rétrogradé d'une place par rapport au classement 2008, le Gabon demeure loin derrière de nombreux pays qui sont pourtant derrière lui dans les classements du niveau de vie et du développement humain.
 

Un paradoxe de plus pour le Gabon, qui se trouve cette année rétrogradé d'une place dans le classement 2009 de la qualité de vie en Afrique, pour se retrouver à la 31e place sur 51, alors que les indices de revenu par habitant et de développement humain lui octroient le 3e rang sur le continent. 

Le classement 2009 de l'Organisation non gouvernementale (ONG) britannique International Living s'appuie sur des critères tels que le coût de la vie, la culture, l'économie, l'environnement, la liberté d'action, la santé, les infrastructures, la sécurité ou encore le climat.

La 1re place du continent africain pour la qualité de vie revient cette année à la Namibie, qui prend ainsi la place à l'Afrique du Sud, classée 2e, suivie de l'Ile Maurice à la 3e place.

Ce rapport met notamment en exergue que les pays anglophones de l'Afrique australe offrent d'une manière générale, le meilleur niveau de vie sur le continent. Seuls certains pays du Maghreb comme le Maroc, l'Égypte ou encore la Tunisie parviennent à se hisser dans le haut du tableau. 

Les pays en conflits se retrouvent en bas du tableau, notamment le Tchad, le Soudan et la Somalie, qui se trouvent respectivement aux 49e, 50e et 51e places. La 1re place mondiale du classement International Living 2009 est occupée par la France pour la 4e année consécutive.

jeudi 08 octobre 2009, a 23:15
Afrique : 215 millions de dollars pour Internet dans 11 pays
 

La Banque mondiale a annoncé, le 6 octobre dernier, le financement de l'installation du l'internet haut débit dans 11 pays africains, dont le Gabon, dans le cadre du programme de baisse des coûts des services téléphoniques et internet sur le continent. Cette aide de la Banque mondiale sera également accompagnée de démarches visant à harmoniser les lois et règlements de ce secteur clé pour le développement socio économique.
 

La Banque mondiale va investir 215 millions de dollars pour les installations d'Internet haut débit dans onze pays d'Afrique, dans le cadre du projet de renforcement de l'accès à Internet haut débit et de réduction des coûts pour les consommateurs. 

«Les habitants des pays d'Afrique centrale ont la moins bonne qualité et les coûts les plus élevés pour l'internet et les services téléphoniques du continent», explique l'institution financière internationale.

Depuis mai 2002, Libreville est raccordée au câble sous-marin SAT3 (fibres optiques), qui relie l'Afrique à l'Europe. Le Gabon devient donc un hub télécom haut débit pour l'Afrique centrale. 

L'opérateur Gabon Télécom avait réalisé trois boucles de desserte sur la capitale, qui devaient notamment permettre d'enrichir l'offre Internet à très haut débit. Le câble SAT3 a considérablement accru l'offre de Gabon Télécom en terme de capacité de transmission. Actuellement 60% des communications internationales transitent par SAT3. 

La phase initiale du programme débutera par trois pays participants notamment, le Cameroun, le Tchad, et la Centrafrique. 

«Les populations des pays de l'Afrique centrale paient jusqu'à deux fois plus pour leur abonnement mensuel à Internet que d'autres pays africains», ajoute l'institution de Bretton Woods. 

Le projet doit également permettre aux États africains «d'harmoniser leurs lois et règlements» dans le secteur des technologies de l'information et des communications (TIC). 

Le programme devrait durer 10 ans et permettre à 11 pays de «développer les infrastructures qui forment l'épine dorsale des télécommunications à haut débit, afin de renforcer l'accès à Internet haut débit et de réduire les prix pour les consommateurs», précise enfin la Banque mondiale. 

Huit autres pays sont par ailleurs éligibles, dont le Congo, la Guinée équatoriale, la République démocratique du Congo, le Gabon, le Niger, le Nigeria, Sao-Tomé et Principe et le Soudan.

mercredi 07 octobre 2009, a 12:18
Gabon : Libreville au 3e rang africain de l'IDH en 2009
 

Le Programme des Nations Unis pour le développement (PNUD) a publié le 5 octobre dernier son classement 2009 de l'Indice de développement humain (IDH), qui classe le Gabon au 103e rang mondial sur 182 pays, soit le 3e rang africain. Le Gabon poursuit donc sa progression en gagnant 14 places par rapport au classement 2008 à l'échelle mondiale, et 5 places à l'échelle continentale.
 

Libreville vient de passer devant Victoria (Seychelles), Praïa (Cap Vert), Tunis (Tunisie), Alger (Algérie) et Le Caire (Égypte) dans le classement 2009 de l'Indice de développement humain (IDH) qui vient d'être publié par le Programme des Nations Unis pour le développement (PNUD). 

Le Gabon grimpe à la 103e place mondiale sur 182, en progression de 14 places par rapport à 2008, et de 19 places par rapport à 2007. 

Au niveau continental, le Gabon passe au 3e rang africain, derrière la Libye, 55e mondial, et l'île Maurice, 81e mondial.

Le classement 2008 du revenu par habitant classait déjà le Gabon au 3e rang africain derrière la Libye et la Guinée Equatoriale, avec 10 941 dollars par an par habitant, soit un peu plus de 5 millions de francs CFA par an par habitant. Pourtant la Guinée équatoriale reste à la 118e place mondiale dans le classement 2009 de l'IDH. 

Le trio de tête reste la Norvège, l'Australie et l'Islande, alors que la France n'arrive qu'au 8e rang et les Etats-Unis à la 13e place. 

En bas du tableau, on retrouve le Niger, l'Afghanistan et le Sierra Leone. Au niveau de l'Afrique centrale, la République centrafricaine arrive à la 179e place mondiale, la RDC à la 176e, le Tchad à la 175e, le Burundi à la 174e, le Cameroun à la 153e, le Congo à la 136e, Sao Tomé à la 131e et la Guinée équatoriale à la 118e.

mardi 06 octobre 2009, a 12:45
Gabon : Libreville au 21e rang de la bonne gouvernance en Afrique
 

La fondation Mo Ibrahim vient de publier son indice 2009 de la gouvernance en Afrique qui place le Gabon à la 21e place sur 53 pays. 8e sur 48 pays en 2008, le Gabon accuse cette année une régression significative pour cet indice qui détermine le niveau de prestation des biens et services publics mis à la disposition des citoyens par les gouvernements.
 

Alors que le Gabon est engagé depuis juin dernier dans une transition démocratique historique, l'indice Ibrahim 2009 vient de classer le pays à la 21e place de la bonne gouvernance sur 53 pays africains. Une régression par rapport au classement 2008 qui plaçait le Gabon à la 8e place sur 48 pays. 

L'île Maurice conserve la première place du classement africain avec un score de 82,1/100, suivi du Cap-Vert (78/100) et des Seychelles (77,1/100), alors que le bas du tableau est occupé par la Somalie (15,2/100), le Tchad (29,9/100) et le Zimbabwe (31,3/100). 

L'indice est la somme sur 100 de 4 note sur 100 selon les critères de sécurité et du régime juridique, de la participation et des droits des citoyens, des opportunités économiques durables et du développement humain. 

Sur ces quatre critères, le Gabon a respectivement obtenu 55,1/100 ; 50,8/100 ; 46,6/100 ; 63,1/100, soit une moyenne de 53, 9/100, le plaçant à la 21e place africaine, juste derrière le Mali (54,5/100) et avant le Kenya (53,7/100). 

Le Gabon occupe ainsi la première place des sept pays d'Afrique centrale, devant le Cameroun (33e avec 47/100), le Congo (41e avec 42,8/100), la Guinée équatoriale (45e avec 39,4/100), la République centrafricaine (48e avec 35/100), la République démocratique du Congo (50e avec 33,2/100) et le Tchad (52e avec 29,9/100).

Si le nombre de pays pris en compte a augmenté, passant de 48 à 53, le rang du Gabon a chuté de la 8e à la 21e place, avec un score en baisse de 15,5 points. 

«La mission de la Fondation est d'améliorer la gouvernance en Afrique. Donner à la société civile africaine les outils et les données qui lui permettent d'engager la responsabilité de ses gouvernements en est un élément clé. Nous nous efforçons en permanence d'améliorer nos données relatives à la gouvernance en Afrique. Le fait que des institutions africaines assument la responsabilité de cette tâche aidera cette Fondation africaine à réaliser ses objectifs», avait déclaré le docteur Mo Ibrahim, fondateur de l'indice de gouvernance en Afrique depuis 2007. 

L'indice Ibrahim évalue donc les progrès nationaux réalisés dans les cinq domaines qui constituent ensemble une définition globale de la bonne gouvernance, à savoir le développement économique durable, le développement du facteur humain (la santé et l'éducation), la transparence et la responsabilisation de la société civile, la démocratie et les droits de l'homme, le respect des lois et la sécurité.
Créée en octobre 2006, la Fondation Mo Ibrahim est engagée à soutenir le leadership africain. Fondée par l'un des entrepreneurs commerciaux les plus prospères d'Afrique et soutenue par de nombreux leaders mondiaux, dont Kofi Annan, Nelson Mandela et Amartya Sen, la Fondation vise à stimuler un débat sur la gouvernance en Afrique et à améliorer son niveau.

mercredi 30 septembre 2009, a 12:11
Guinée : 87 manifestants tués, condamnation internationale
 

Au moins 87 personnes hostiles à la junte au pouvoir en Guinée ont été tuées par balles lundi à Conakry, selon une source policière, et deux chefs de l'opposition blessés par des militaires, au cours d'une manifestation réprimée dans le sang par les forces de sécurité.
 

C'est la première fois que la junte écrase une manifestation dans la violence depuis qu'elle a pris le pouvoir il y a neuf mois. La journée de lundi a été la plus meurtrière de ces dernières années en Guinée.

La Fédération internationale des ligues des droits de l'Homme (FIDH) a appelé la communauté internationale à "réagir fermement". Ancienne puissance coloniale, la France a
condamné "avec la plus grande fermeté" cette "répression violente" et les Etats-Unis se sont déclarés "profondément inquiets".

Lundi à la mi-journée, plusieurs dizaines de milliers de manifestants s'étaient rassemblés dans le plus grand stade de Conakry pour dire leur opposition à l'éventuelle candidature du chef de la junte, le capitaine Moussa Dadis Camara, à la présidentielle prévue en janvier.

Après l'intervention des forces de sécurité, venues évacuer le stade, "il y a 87 corps qui ont été ramassés dans et autour du stade après le passage des militaires", a indiqué un responsable de la police sous couvert de l'anonymat.

"En ce moment, il y a 47 corps au camp (militaire) Samory Touré (à Conakry), dont quatre femmes, qui seront enterrés cette nuit (de lundi à mardi)", a précisé cette source.

Un peu plus tôt dans la journée, un médecin du Centre hospitalier universitaire de Donka, avait lancé: "C'est la boucherie! Un carnage".

Une autre source médicale, à l'hôpital Ignace Deen de Conakry, a assuré à l'AFP qu'un camion militaire était venu pour ramasser des "dizaines de corps", emmenés vers "une destination inconnue". Un membre de la Croix-Rouge a également évoqué "une volonté de dissimuler les corps des victimes".

Dans la matinée, les forces de sécurité avaient d'abord dispersé des opposants à coups de matraques et de grenades lacrymogènes et arrêté des dizaines de personnes.

Puis le stade - qui compte officiellement 25.000 places - s'était empli d'une foule débordant jusque sur les pelouses et aux abords, et des tirs avaient été entendus.

L'ex-Premier ministre Cellou Dalein Diallo, candidat à l'élection présidentielle et dirigeant de l'Union des forces démocratiques de Guinée (UDFG, opposition), a raconté à l'AFP que des militaires lui avaient "cassé deux côtes" et l'avaient blessé à la tête "à coups de crosse".

samedi 26 septembre 2009, a 10:09
Sénégal : Le pyromane de l'ambassade du Gabon derrière les barreaux
 

Le présumé incendiaire de l'ambassade du Gabon à Dakar, Blaise Davy Koumba, a comparu le 23 septembre dernier devant le procureur de la République du Sénégal. Étudiant gabonais en Licence 2 à l'Université Dakar Bourguiba et militant de l'Union du peuple gabonais (UPG, opposition) de Pierre Mamboundou, continue de clamer son innocence malgré plusieurs témoins qui l'ont identifié parmi la bande de «casseurs» qui s'en étaient pris à la représentation diplomatique dès l'annonce de la victoire d'Ali Bongo.
 

Les forces de l'ordre sénégalaises, qui avaient interpellé Blaise Davy Koumba, étudiant gabonais en Licence 2 à l'université Dakar Bourguiba, suite à l'incendie de l'ambassade du Gabon à Dakar le 3 septembre dernier, ont déféré le prévenu au Parquet de Dakar où le suspect a comparu le 23 septembre devant le procureur de la République. 

Le ressortissant gabonais, par ailleurs militant de l'Union du peuple gabonais (UPG, opposition) de Pierre Mamboundou, avait été identifié comme faisant partie de la bande de «casseurs» qui s'en étaient pris à la représentation diplomatique gabonaise de Dakar après l'annonce des résultats officiels donnant Ali Bongo vainqueur de l'élection présidentielle. 

«Son transfert, demandé par le procureur, résulte du fait que des éléments concordants du dossier l'inculpent», affirment des sources proches du dossier. 

Pourtant Blaise, Davy Koumba continue de démentir ces accusations. S'il reconnaît avoir appelé l'ambassadeur, Vincent Boulé, pour l'organisation d'une marche pacifique devant le siège de la représentation diplomatique, il affirme s'être cantonné à cette démarche légale. 

«J'ai fait appel à mes compatriotes et frères de parti de ne pas organiser la marche sans l'aval de la direction centrale de l'UPG. Et je m'en suis limité là», affirme l'étudiant gabonais. 

Mais la déposition du vigile de l'ambassade, Karamba Demba, également pris à partie durant l'incident, affirme le contraire. Le vigile reconnaît formellement monsieur Koumba comme faisant partie des jeunes ressortissants gabonais ayant pris d'assaut l'ambassade après l'annonce des résultats. 

«J'étais dans la cour. Ils m'ont demandé d'ouvrir le portail mais j'ai refusé. C'est alors que deux d'entre eux ont escaladé le portail pour ensuite m'attaquer et me maîtriser tout en confisquant mon portable dont ils ont enlevé la puce», avait rapporté monsieur Demba. 

Le premier Conseiller attaché à la Défense de l'ambassade du Gabon au Sénégal certifie lui aussi que «ces actes de vandalisme étaient l'œuvre de ressortissants Gabonais mécontents des résultats de l'élection d'Ali Bongo Ondimba».

Compte tenu des éléments pesant contre lui, Blaise Davy Koumba, principal suspect dans cette affaire, devrait être poursuivi par les autorités sénégalaises pour ces actes de vandalisme qui avaient entraîné d'importants dégâts matériels, notamment la disparition de toutes les archives de la représentation diplomatique.

mercredi 23 septembre 2009, a 16:30
Côte d’Ivoire/People : Adama Dahico candidat à la présidentielle !
 

L'humoriste ivoirien Adama Dahico, vient de déposer auprès de la Commission électorale indépendante, sa candidature à la prochaine élection présidentielle ivoirienne devant se dérouler 29 novembre prochain.
 

Adama Dahico, le comique ivoirien réputé pour ses nombreuses prises de positions, et son engagement politique, vient de déposer sa candidature aux prochaines élections présidentielles auprès de la Commission électorale indépendante (CEI, en charge de l'organisation des élections) ; élection qui se dérouleront le 29 novembre prochain. 

De son vrai nom Dolo Adama, le comique a officiellement déposé sa candidature à l'élection présidentielle ivoirienne du 29 novembre prochain auprès de la Commission électorale indépendante (CEI, en charge de l'organisation des élections).

L'homme de théâtre a d'ailleurs déclaré : «J'estime que dans la vie il y a un temps pour être sérieux et présentement je le suis». Et, comme les autres candidats à la candidature, Adama Dahico, qui n'a pour l'instant pas présenté le reçu du cautionnement de 20 millions de FCFA exigé pour la candidature à l'élection présidentielle a assuré qu'il fera.

L'humoriste qui n'a pas présenté le reçu du cautionnement de 20 millions de FCFA exigé pour la candidature à l'élection présidentielle a assuré qu'il fera. 

Adama Dahico, est loin d'être un inconnu de la scène artistique ivoirienne. Pour la prochaine élection, l'homme se présente comme le président du «Parti ivoirien du rire» autrement appelé le «Parti du dôrômikan», signifiant parole d'ivrogne, en langue locale. 

L'humoriste qui s'est exprimé devant la presse, s'est dit investi par le peuple et entend «donner le pouvoir par le rire» au peuple ivoirien.
Une candidature pas comme les autres.

mercredi 23 septembre 2009, a 16:27
CEMAC : Le gouverneur de la BEAC confirme «un écart de trésorerie» de 15 milliards de FCFA
 

Après les dénonciations de détournements de fonds dont la Banque des Etats de l'Afrique centrale (BEAC) fait l'objet, le gouverneur de cette institution, Philibert Andzembé, a confirmé la disparition de 15 milliards de FCFA dans les caisses du bureau parisien de la banque. Lors d'un entretien accordé au quotidien camerounais Cameroon Tribune, le patron de la BEAC dit avoir pris des mesures pour gérer cette nouvelle crise.
 

Le gouverneur de la Banque des Etats de l'Afrique centrale (BEAC), Philibert Andzembé, vient de confirmer «un écart de trésorerie» de l'ordre de 15 milliards FCFA environ, découvert au 31 décembre 2007 entre les écritures inscrites dans les livres du Bureau extérieur de l'institution à Paris et le relevé bancaire fourni par la banque française Société générale.

Dans un entretien accordé au quotidien gouvernemental Cameroon Tribune, il affirme avoir pris des mesures conservatoires, qui vont de la saisine des organes de contrôle interne de la Banque centrale à la commission d'un cabinet d'audit français, en passant par des plaintes pénales, des oppositions diverses ou encore le limogeage du responsable du Bureau de Paris.

L'auditeur commis par la BEAC, a découvert «un vaste réseau de détournements de fonds au préjudice de la BEAC utilisant plusieurs procédés, y compris la falsification de relevés bancaires et de chèques», selon M. Andzembé.

Sur le plan pénal, le gouverneur révèle avoir déposé deux plaintes pour détournements et prélèvements frauduleux au préjudice de son institution sur les comptes de la Société générale et de BNP-Paribas.

De même, une enquête préalable est actuellement centralisée auprès de la Brigade de la fraude aux moyens de paiement à la Police judiciaire de Paris, qui a lancé un avis de recherche par Interpol aux fins de procéder à l'audition des principaux mis en cause qui, à en croire le gouverneur de la BEAC, seraient actuellement au Gabon et au Maroc.

La réaction de Philibert Andzembé intervient au lendemain de révélations faites par le journal Jeune Afrique, qui a récemment fait état d'un vaste réseau de détournements de fonds au Bureau extérieur de la BEAC dans la capitale française, au sein duquel celui qui est à la tête de l'institution monétaire depuis juillet 2007 serait au moins un acteur passif.

L'intéressé se défend toutefois de vouloir engager la polémique avec cette publication, préférant se cantonner à un rôle de «transparence dans la gestion de la BEAC». 

Cette nouvelle crise jette un discrédit sur la bonne gouvernance de la banque, Philibert Andzembé pourra-t-il dissiper le malaise qui se fait de plus en plus vif au sein des Etats membres?

Le 30 janvier dernier, un sommet extraordinaire des chefs d'Etats de la CEMAC avait été organisé à Libreville, pour statuer sur les placements à risques du gouverneur de la Banque des Etats d'Afrique centrale (BEAC), Philibert Andzembé, qui avaient fait perdre plus de 300 milliards de francs CFA à la banque. 

mercredi 23 septembre 2009, a 09:27
Afrique du Sud : L’affaire Semenya portée devant les instances de l’ONU
 

La ministre sud-africaine des Femmes et des enfants Noluthando Mayende-Sibiya a déposé une plainte auprès de l'Organisation des Nations Unies pour dénoncer la «négligence flagrante» envers la «dignité humaine» de Caster Semenya dont aurait fait preuve l'Association internationale des fédérations d'athlétisme (IAAF), suite aux affirmations faites par un quotidien australien sur l'identité sexuelle de la jeune coureuse.
 

Noluthando Mayende-Sibiya, le ministre sud-africaine des Femmes et des Enfants, a saisi l'Organisation des nations unies (ONU) pour enquêter sur la façon scandaleuse dont le dossier de la jeune sportive Caster Semenya a été traité.

Selon le ministre sud-africain, l'Association internationale des fédérations d'athlétisme (IAAF) aurait fait preuve d'une «négligence flagrante» envers la «dignité humaine» de Semenya en ne préservant pas la confidentialité de l'athlète dont, le sexe a été remis en question, alors que l'IAAF n'a toujours pas communiqué les résultats des tests de féminité réalisés sur la championne du monde du 800 m. 

Cette plainte intervient après les déclarations du quotidien australien qui avait affirmé que les tests préconisés par l'IAAF pour établir l'identité sexuelle de la jeune coureuse sud-africaine auraient confirmé que Caster Semenya aurait à la place des ovaires des testicules internes qui produiraient de la testostérone et serait donc hermaphrodite.

Ces allégations que l'IAAF a refusé de confirmer ou d'infirmer n'ont pas plu aux autorités sud-africaines, le président Jacob Zuma a dénoncé à cet effet la violation du droit à la vie privée de l'athlète.

«Je pense que ce serait la troisième guerre mondiale. Nous irons jusqu'aux plus hauts niveaux pour contester une telle décision», a déclaré Makhenkesi Stofile, le ministre des Sports sud-africain.

Mais la Fédération sud-africaine d'athlétisme est loin d'être exempte de reproches. Leonard Chuene, chef de la Fédération, a avoué lors d'une conférence de presse avoir «menti» à plusieurs reprises lorsqu'il a déclaré qu'il ne savait pas que Semenya avait subi des tests gynécologiques en Afrique du Sud. Il a par ailleurs indiqué qu'il avait choisi de ne pas se plier aux recommandations de Harold Adams, médecin de sa fédération, qui avait conseillé que Semenya renonce aux championnats du monde de Berlin. 

La plainte qui a été déposée le 14 septembre dernier demande à l'Institut en charge de la promotion de la femme de l'ONU d'enquêter dans ce dossier.

vendredi 21 août 2009, a 02:45
Gabon : Les Gabonais 3e plus riches d'Afrique ?
 

La classement 2008 du revenu par habitant classe le Gabon au 3e rang africain derrière la Libye et la Guinée Equatoriale, avec 10 941 dollars par an par habitant, soit un peu plus de 5 millions de francs CFA par an par habitant. Si elle devait réjouir, cette donnée révèle au contraire l'incapacité patente des pouvoirs publics à redistribuer équitablement les fruits de la croissance, avec un taux de pauvreté de près de 60% pour 25% de chômage.
 

Selon le classement 2008 du revenu par habitant, le Gabon se positionne au 3e rang africain avec plus de 5 millions de francs CFA (10 941 $) par an par habitant. 

Le Gabon se positionne derrière la Libye, et juste derrière la Guinée Equatoriale, avec 16 262 $ par habitant par an, qui jouit depuis 5 ans d'une croissance à deux chiffres, depuis qu'elle est devenue le 3e producteur africain de pétrole. 

Selon cet indice, les Gabonais seraient donc les 3e plus riches d'Afrique, devant les Sud africains (6170$/h), les Algériens (4922$/h) ou encore les Marocains (2902$/h). 

Le rapport 2007-2008 de l'Indice de développement humain (IDH) plaçait le Gabon au 8e rang africain. Mais au regard de la richesse de son sous-sol et de sa faible population (1,5 million d'habitants), le Gabon devait logiquement se situer dans le peloton de tête avec les Seychelles, l'Île Maurice et la Libye. 

Mais ces richesses, comme le relèvent les précédents rapports du PNUD, sont inégalement réparties et ne profitent qu'à une petite frange de la population concentrée en majorité dans les grandes villes.

Avec un revenu avoisinant annuellement à l'époque les 3 millions de F.CFA par habitant, plus de la moitié des Gabonais vivent avec un peu moins de 1000 F.CFA par jour, indiquait une enquête gabonaise pour l'évaluation et le suivi de la pauvreté (EGEP) établie en 2005.

En effet, les données sociales sur le Gabon montrent que le pays affiche un niveau de pauvreté de près de 60% de la population, pour un taux de chômage de 25%. 

«La prétendue richesse des Gabonais est fictive. Le revenu par habitant est une donnée indicative de ce que pourrait être une redistribution équitable des fruits de la croissance. Et non un acquis à faire bomber le torse», révèle un cadre du ministère gabonais des Finances. 

«Même si le revenu par habitant du Gabon est plus élevé que celui de la Côte-d'Ivoire ou du Sénégal, il en est autrement en termes de niveau de vie ou de développement», fait-il observer.

jeudi 11 juin 2009, a 14:11
Gabon : Rose Francine Rogombé devient présidente du Gabon
 

La présidente par intérim de la République gabonaise, Rose Francine Rogombé, a prêté serment ce 10 juin à 11H30 à la Cité de la Démocratie devant le Parlement et la Cour Constitutionnelle. Après le décès survenu le 8 juin dernier du président Bongo Ondimba, la première femme a occuper ces fonctions au Gabon dispose de 45 jours pour organiser l'élection présidentielle, à laquelle elle ne pourra pas présenter sa candidature.
 

Le chef de l'Etat gabonais par intérim, Rose Francine Rogombé, a prêté serment ce 10 juin à 11H30 à la Cité de la Démocratie à Libreville, devant les membres du Parlement et la Cour constitutionnelle. 

Suite au décès du président Omar Bongo Ondimba le 8 juin dernier, la présidente du Sénat accède à ces fonctions conformément à l'article 13 de la Constitution gabonaise relatif à la vacance du pouvoir. 

A l'ouverture de la cérémonie officielle, la présidente de la Cour Constitutionnelle, Marie Madeleine Mbourantsouo, a rappelé que conformément aux dispositions constitutionnelles, il est «constaté la vacance de la vacance de la Présidence de la République et suite au décès, le 8 juin 2009, de El Hadj Omar Bongo Ondimba, Président de la République en exercice».

Soulignant que «sauf au cas de force majeure dûment constaté par la Cour Constitutionnelle, le scrutin en vue de l'élection du nouveau Président de la République doit être organisée 30 jours au moins et 45 jours au plus, à compter de la notification de la présente décision».

Madame Mbourantsouo a précisé qu'«en attendant l'élection du nouveau Président de la République les fonctions du Président de la République sont provisoirement exercées par le Président du Sénat, Mme Rose Francine Rogombé, à l'exception de celles prévues aux articles 18 ; 19 et 116 alinéa 1er de la Constitution. à savoir l'organisation du référendum, la dissolution de l'Assemblée Nationale et la révision de la Constitution».

Au titre des dispositions annexes, elle a enfin déclaré que «les fonctions de Président de la République étant incompatibles avec l'exercice de toutes autres fonctions publiques, l'intérim du Président du Sénat est assuré par le Premier vice-président de cette institution», et que «suite à la constatation de la vacance de la présidence de la République il est mis fin aux fonctions de vice-président de la République à compter de la notification de la présente décision».

«Madame Etomba Rose Francine épouse Rogombé, veuillez avancer devant le pupitre, la main droite levée, la main gauche posée sur la Constitution, et prononcer la formule du serment placé devant vous», a solennellement poursuivi la présidente de la Cour Constitutionnelle. 

«Je jure de consacrer toutes mes forces au bien du peuple gabonais, en vue d'assurer son bien être et de le préserver de tout dommage, de respecter et de défendre la Constitution et l'Etat de droit, de remplir consciencieusement les devoirs de ma charge et d'être juste envers tous. Je le jure», a solennellement prononcé le chef d'Etat par intérim. 

A 67 ans, Rose Francine Rogombé devient la première femme présidente du Gabon, et et première femme à accéder à ces fonctions dans la sous région d'Afrique centrale.

lundi 08 juin 2009, a 20:27
Gabon : Le président Bongo est mort
 

Le gouvernement gabonais vient d'annoncer officiellement le décès du président Omar Bongo Ondimba survenu ce 8 juin 2009 à 14H30 à la clinique Quiron de Barcelone, où il était hospitalisé depuis quelques semaines.
 

Le vice premier ministre en charge de l'Environnement, Georgette Koko, vient de lire à la télévision nationale un communiqué du Premier ministre, Jean Eyeghe Ndong, transmis depuis Barcelone où le chef du gouvernement s'était rendu pour s'enquérir de l'état de santé du président de la République. 

Voici la teneur du communiqué lu par Georgette Koko :

«Cher concitoyens, ce matin lundi 8 juin 2009, aux environs de 11H00, j'ai indiqué à la presse qu'après m'être entretenu avec l'équipe médicale en compagnie du président de l'Assemblée nationale, du ministre d'Etat ministre des Affaires étrangères, de la Coopération, de la Francophonie et de l'Intégration régionale, du Directeur de cabinet du chef de l'Etat, du Coordonnateur général des affaires présidentielles, du Haut représentant personnel du chef de l'Etat, ainsi que de quelques membres de sa famille, j'ai constaté à cette occasion que le chef de l'Etat à qui j'avais rendu visite en unité de soins intensifs était bien en vie. 

Mais nous savions tous que l'état de santé du président de la République était devenu préoccupant depuis quelques jours. C'est à 14H30, que l'équipe médicale qui le suit m'a informé, ainsi que les officiels et les membres de la famille présents, que le président de la République, Son Excellence El Hadj Omar Bongo Ondimba, venait de rendre l'âme des suites d'un arrêt cardiaque à l'hôpital Quiron de Barcelone.

Chers frères et sœurs gabonais, comme nous le savons tous, le président El Hadj Omar Bongo Ondimba a tout au long de sa vie politique consacré à son pays, et au peuple gabonais, cultiver l'unité et la cohésion des gabonais pour une paix véritable. 

Cette paix nous la vivons et nous devons la préserver dans le respect des institutions de la République. En cette circonstance douloureuse, le gouvernement de la République vous invite à rester unis et solidaire dans le recueillement et la dignité. 

A compter d'aujourd'hui, le deuil national de 30 jours est décrété sur l'ensemble du territoire. Par conséquent les drapeaux sont mis en berne durant cette période. Le programme des obsèques sera connu ultérieurement». 

Un couvre-feu a été annoncé à partir de 18H00.

dimanche 24 mai 2009, a 04:29
Gabon : Omar Bongo Ondimba hospitalisé en Espagne
 

Selon un communiqué de la Présidence rendu public le 21 mai dernier, le chef de l'Etat gabonais, Omar Bongo Ondimba, serait actuellement hospitalisé à Barcelone, en Espagne, pour un bilan de santé. Le président gabonais avait décidé le 6 mai dernier de prendre quelques jours de repos suite au décès de son épouse, Edith Lucie Bongo Ondimba, moins d'un mois plus tôt. Le communiqué publié in extenso indique par ailleurs que pendant la vacance du pouvoir, les institutions fonctionnent normalement.
 
«Le Président de la République, Chef de l'Etat Son Excellence Omar BONGO ONDIMBA qui a subi un choc d'une très forte intensité émotionnelle à la suite du décès prématuré de sa jeune épouse au terme d'une longue maladie a décidé de prendre quelques jours de repos en Espagne.

Profitant de celui-ci, le Président de la République séjourne actuellement à l'hôpital Quiron de Barcelone. Structure médicale de grande renommée internationale pour y effectuer un bilan de santé complet et y suivre des soins appropriés afin d'être au mieux de sa forme pour regagner le Gabon et reprendre au plus vite ses activités.

La Présidence de la République tient a préciser que, contrairement aux allégations amplement diffusées par certains médias le Président de la République Gabonaise n'a subi aucune intervention chirurgicale.

Malgré l'acharnement médiatique, aujourd'hui particulièrement indécent, et savamment entretenu pour semer le trouble dans l'esprit du peuple gabonais à des fins déstabilisatrices, la Présidence de la République rappelle que le Gabon est un Etat de droit doté d'institutions qui assurent la continuité du fonctionnement du pays, alors que le Chef de l'État est naturellement au fait des questions les plus impératives.

Comme tout être humain, fut-il chef d'État, tout homme peut-être affecté temporairement par des épreuves personnelles, comme toute personne a droit à des légitimes périodes de repos, ce que le Président Omar BONGO ONDIMBA s'est fait octroyer dans l'exercice de ses fonctions».

dimanche 25 janvier 2009, a 12:29
RD Congo : Fin d'aventure pour Laurent Nkunda
 

Le chef tutsi de la rébellion congolaise, Laurent Nkunda, a été arrêté par les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) dans la soirée du 22 janvier dernier, alors qu'il était en fuite sur le territoire rwandais. Le leader du Conseil national pour la défense du peuple (CNDP), avait été trahi par son chef d'Etat major Bosco Ntaganda, qui avait tué la rébellion en ralliant la coalition des FARDC et de l'armée rwandaise le 16 janvier dernier.
 
La crise du Nord Kivu a peut-être trouvé son chas de sortie avec l'arrestation le 22 janvier dernier du chef rebelle Laurent Nkunda, qui avait pris la fuite sur le territoire rwandais suite à la scission du Conseil national pour la défense du peuple (CNDP) qui avait vu son chef d'Etat major rallier les rangs de la coalition adverse.

«L'état-major conjoint des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et des éléments RDF de l'armée rwandaise, informent l'opinion publique de l'arrestation du général déchu Laurent Nkunda jeudi à 22H30 en cavale sur le territoire rwandais après avoir opposé une brève résistance à nos militaires à Bunangana», indique le communiqué signé de l'inspecteur général de la police de RDC, John Nundi.

La coalition des forces armées rwandaises et congolaises était arrivée dans la soirée du 22 janvier dernier aux portes de la localité congolaise de Bunangana, fief du chef de la rébellion du CNDP dans la province du Nord-Kivu, à l'est de la RDC.

Les principaux commandants du CNDP, dont le chef d'Etat-Major Bosco Ntaganda, avaient rallié le 16 janvier dernier la coalition FARDC-armée rwandaise, affaiblissant considérablement Nkunda.

Le chef rebelle tutsi se trouverait désormais dans un «endroit secret», et «la suite sur son sort sera annoncée dans les prochains jours», ont annoncé des sources proches du dossier.

Selon la même source, Laurent Nkunda serait «en résidence surveillée à Gisenyi», localité rwandaise située en face de Goma, capitale du Nord-Kivu, dans l'est de la RDC.

Laurent Nkunda ne s'exprimait plus publiquement depuis l'entrée en RDC le 20 janvier dernier de ses anciens alliés rwandais, qui sont parvenus à enlever peu à peu les positions qu'il avait prises aux portes de Goma.

Une offensive conjointe de soldats rwandais et congolais avait commencé le 20 janvier pour traquer les rebelles hutu rwandais, réfugiés en RDC depuis le génocide au Rwanda de 1994.

Cette opération avait visiblement pour objectif de chasser Nkunda des territoires qu'il occupait dans la région du Rutshuru, au Nord-Kivu, depuis son offensive fin octobre 2008 contre les FARDC qui s'était arrêtée aux portes de Goma, la capitale provinciale.

Le gouvernement congolais a souhaité le 23 janvier l'extradition du chef tutsi détenu au Rwanda. Plus tôt, Kinshasa avait exprimé sa «satisfaction» car «Laurent Nkunda a fait couler beaucoup de sang dans nos provinces orientales, surtout au Nord et Sud-Kivu», avait rapporté le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, monsieur Mende.

«Il a systématiquement sabordé tous les efforts de pacification non violente et cherché à ridiculiser le président de la République (Joseph Kabila) et toutes nos institutions», a rappelé le porte-parole du gouvernement congolais.

dimanche 14 septembre 2008, a 11:08
Gabon : Vers une augmentation du prix du gaz
 

En attendant les mesures d'envergures auxquelles travaillent la SGEPP avec le ministère des Mines pour pallier à la cherté des emballages, les prix du gaz butane pourraient augmenter pour les ménages gabonais. Epargnés à plusieurs reprises des augmentations des produits pétroliers mais oublié des pouvoirs publics dans l'élaboration de son bouclier contre la vie chère, le gaz domestique a toutes les chances de voir son prix augmenter au sortir de la pénurie qui touche actuellement la capitale et quelques localités de province.
 
En se basant sur la flambée générale des prix dont les répercussions influent sur tous les secteurs d'activités et les deux dernières augmentations des prix des produits pétroliers au Gabon, desquelles le gaz a toujours été épargné, les analystes pressentent une augmentation des prix du gaz butane, qui accuse actuellement une pénurie dans la capitale et certaines localités du province.

La Société gabonaise d'entreposage des produits pétroliers (SGEPP) a rompu le silence le 10 septembre dernier sur la pénurie de gaz domestique à Libreville, en mettant en avant les difficultés des distributeurs à renouveler le stock de bouteilles pour la commercialisation du gaz butane.

Pour pallier ces difficultés dans le renouvellement du fonds de roulement des bouteilles de gaz, monsieur Folquet a expliqué que «le ministère des Mines et la SGEPP avaient arrêté des solutions palliatives, dont le prolongement de la journée de travail par des heures supplémentaires de lundi à dimanche ainsi que d'autres mesures d'envergure en préparation entre la SGEPP et le ministère des Mines».

L'Etat gabonais débloque aujourd'hui environ 100 milliards de FCFA pour subventionner le prix du carburant à la pompe chaque année. Le Fonds monétaire international (FMI) serait opposé à ces subventions pour laisser cours au libéralisme économique mais de l'autre côté, les distributeurs de gaz butane réclameraient une revalorisation de leur marge bénéficiaire.

Les distributeurs estiment que ce marché n'est plus rentable du fait de la stagnation des prix depuis plusieurs années arguant l'augmentation du coût de transport. A Libreville, une bouteille de gaz de 12 kg est vendue à 5.625 FCFA. A l'intérieur du pays, le prix est un peu plus élevé.

Plusieurs intervenants sur la chaîne de distribution perçoivent un pourcentage sur chaque bouteille vendue, notamment la Société gabonaise de raffinage (SOGARA), la Société gabonaise d'entreposage de produits pétroliers (SGEPP), la Caisse de stabilisation et de péréquation (CAISTAB) et enfin les distributeurs.

Pour parer une éventuelle augmentation du prix du gaz auprès des consommateurs, les distributeurs ont suggéré la suppression de la part perçue par la CAISTAB, mais l'Etat ne semble pas prêt à céder ce droit au terme des débats entre le Groupement professionnel pétrolier (GPP) et le ministère des Mines.

En 2006, les distributeurs avaient obligé l'Etat à réviser à la hausse le prix du carburant. Réunis au sein du GPP, ces distributeurs, qui sont seulement quatre, pourraient peser davantage face aux pouvoirs publics.

Le 24 avril 2008, le gouvernent a pris un ensemble de mesures pour contrer la flambée des prix et lutter contre la vie chère : la suspension de la TVA et des taxes douanières sur les importations pour six mois sur les produits de première nécessité ainsi que la baisse du prix de l'essence pour les opérateurs économiques du secteur de la pêche. De mesures qui représentent une allocation de 10 milliards de F CFA sur le budget de l'Etat.

Bien qu'il soit déterminant, le gaz semble être le parent pauvre de ce bouclier, il aurait dû être pris en compte, en octroyant des allocations aux entreprises qui produisent ce produit comme l'Etat l'a fait avec la SMAG.

Même s'il la refuse encore, la concession des droits de l'Etat sur le gaz à travers la taxe perçue par la CAISTAB semble une option intéressante et la pression exercée par le GPP associée à la pression latente du front de la société civile contre la vie chère pourrait inciter le gouvernement à revoir ses positions.

samedi 13 septembre 2008, a 10:38
Elle met sa virginité en vente.
 

Une jeune femme de 22 ans répondant au pseudonyme de Nathalie Dylan a proposé de vendre sa virginité au plus offrant lors de l'émission du présentateur américain Howard Stern.
 
Mlle Dylan affirme que l'argent récolté lors de cette vente aux enchères lui servira à financer ses études. Elle a également déclaré qu'elle passerait, si nécessaire, un examen gynécologique afin de prouver qu'elle est toujours vierge.
L'animateur Howard Stern, connu pour ses frasques et ses provocations à répétition, a tenu à préciser qu'il n'était pas à l'origine de cette transaction, se contentant de relayer à l'antenne l'offre de la jeune femme. Cette dernière aurait également fixé elle-même les règles de sa transaction, jugée scandaleuse outre-Atlantique. Celles-ci sont simples, "l'objet" de la vente restant sur le marché jusqu'à ce que la jeune femme trouve un acheteur intéressant.
Elle a déclaré au New York daily news, "Je n'ai pas de dilemme moral par rapport à ça. Nous vivons dans une société capitaliste."

jeudi 11 septembre 2008, a 22:40
Gabon : Libreville disjoncte sur le court-circuit de la SEEG
 


Protestations populaires et lynchage médiatique pour la Société d'Energie et d'Eau du Gabon (SEEG) qui encaisse les remontrances depuis la coupure générale de plusieurs heures dans la nuit du 7 au 8 septembre qui a entraîné une paralysie de l'activité socio économique de la capitale. Pourtant au début du mois de juillet dernier, les dirigeants de VEOLIA Water avaient assuré au gouvernement la résolution des problèmes de délestages grâce à de lourds investissements pour renforcer la capacité de production électrique de la filiale gabonaise.
 
Une double et longue coupure d'électricité générale dans la nuit du 7 au 8 septembre dernier à Libreville a suscité l'ire des médias et des populations de la capitale et de certains quartiers de la périphérie urbaine où des coupures ont également eu lieu.

Pour la première fois depuis plusieurs années, le quotidien l'Union n'a pu être distribué dans la matinée du 8 septembre en raison des dégâts matériels et techniques entraîné par la coupure. Le journal a tenu un réquisitoire de 7 pages dans son édition du 9 septembre où il accuse la Société d'Eau et d'Energie du Gabon (SEEG) de profiter de sa position de monopole en dépit des accords conclus avec le gouvernement pour pallier ces insuffisances.

Le quotidien reproche également à La SEEG de ne pas investir suffisamment dans le lourd potentiel du réseau hydraulique gabonais et de privilégier la réhabilitation sommaire des centrales hydroélectriques vétustes de Kinguélé et Tchimbelé. La radio nationale, Radio Gabon a même exhorté le 9 septembre l'abolition du compteur prépayé Edan que l'entreprise impose à tous les ménages.

Au quartier PK6 dans le 6e arrondissement de Libreville, plusieurs familles sont privées d'eau potable depuis plus de deux semaines en raison de travaux de nettoyage d'une cuve du réseau pour lesquels la SEEG n'a pas averti au préalable les populations touchées.

«Nous voulons que la SEEG nous dise ce qui se passe. L'eau c'est la vie, c'est notre droit de savoir pourquoi nous n'avons pas droit à ce service vital» fulmine un habitant du quartier.
Les populations menacent de barrer la route nationale pour attirer l'attention des pouvoirs publics afin qu'une solution soit trouvée.

Dans le voisinage de la présidence, les populations ont également été privées d'eau et d'électricité les 6 et 7 septembre, sans qu'aucune explication n'ait été donnée par la SEEG.

Créée en 1950, la Société d'eau et d'énergie du Gabon (SEEG) a été rachetée par le groupe Veolia en 1997 avec 51 % des actions contre 49 % pour les privés et l'Etat gabonais. Elle dispose d'un capital de 15 milliards. La société est actuellement l'objet de graves récriminations dues aux nombreux délestages et au coût élevé du Kwh.

Le 9 février 2007, le gouvernement avait demandé au ministre en charge de l'Energie «d'organiser, sans délai, l'examen approfondi de la convention de concession liant l'Etat gabonais à Véolia dans le cadre de l'obligation faite à cette entreprise de maintenir une qualité de service public irréprochable». La SEEG avait alors été sommée «de prendre en compte, avec célérité, les demandes de dédommagements qui ne manqueront pas de lui être adressées».
L'évolution de la demande énergétique a rendu désuètes les capacités actuelles d'approvisionnement en eau et en électricité de la SEEG. Cette société semble aujourd'hui à bout de souffle pour répondre à cette demande.

Le 9 juillet dernier, le ministre en charge de l'Energie et des Ressources hydrauliques, Casimir Oyé Mba, avait reçu Patrice Fonlladosa, le président de la région Afrique - Moyen Orient de la société VEOLIA Water, la maison-mère de la SEEG, pour la renégociation du contrat qui la lie au gouvernement gabonais.

Les accords signés entre l'Etat gabonais et VEOLIA Water AMI datent de 1997, et ne sont plus adaptés à l'ampleur de la demande dans ce secteur.

S'achemine-t-on vers une démolition du monopole de la Société d'eau et d'électricité du Gabon (SEEG)? L'incapacité de la production de la filiale de VEOLIA water à suivre la courbe ascendant de la demande en eau et en électricité peut conduire cette société à céder certains pans du marché à d'autres acteurs.

mardi 01 juillet 2008, a 07:54
Mugabe en terrain conquis à Charm el-Cheikh
 

Le président du Zimbabwe, Robert Mugabe, dont la réélection est jugée illégitime par l'ONU, a été accueilli ce 30 juin par ses pairs africains à Charm el-Cheikh à l'ouverture du 11e sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union africaine (UA). Alors que l'UA est pressée par l'ONU et les pays occidentaux de rejeter la réélection de M. Mugabe, ce dernier s'est pavané sans complexe au milieu des autres présidents africains dans la salle du palais des congrès de la station balnéaire égyptienne où le sommet a ouvert ses travaux ce matin.
 
Robert Mugabe avait prévenu haut et fort ses pairs qu'il se rendrait à Charm-el-Cheikh pour les regarder droit dans les yeux. Il a tenu parole! Ni la présidence de l'UA, ni le Conseil de paix et de sécurité de l'UA n'ont daigné condamné une élection rejetée par la communauté internationale, y compris par les observateurs de la Communauté de développement d'Afrique australe (SADC).

La question zimbabwéenne a empoisonné les travaux préparatoires du sommet, l'organisation panafricaine ne parvenant pas à un consensus sur le dossier, et particulièrement sur la validité du second tour de la présidentielle après le retrait de l'opposant Morgan Tsvangirai.
.
"Ce sommet marque un tournant (...) Nous faisons face à divers défis qui requièrent que nous parlions d'une seule voix pour défendre les causes de l'Afrique", a déclaré le président égyptien Hosni Moubarak à l'ouverture de la réunion.


Le 30 juin, le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a estimé que le résultat de l'élection "n'a pas reflété la réelle volonté du peuple zimbabwéen ni produit un résultat légitime".

M. Ban Ki-moon a "plusieurs fois répété que les conditions n'étaient pas en place pour une élection libre et équitable" au Zimbabwe, a indiqué une porte-parole du secrétaire général.

Le secrétaire général a toutefois "encouragé les efforts des deux parties", à savoir MM. Mugabe et Tsvangirai, "à négocier une solution politique qui arrêterait la violence et l'intimidation".

Le secrétaire général "soutient les efforts de l'Union africaine et de la Communauté de développement d'Afrique australe (SADC) à promouvoir un accord acceptable pour le peuple du Zimbabwe", a ajouté la porte-parole, rappelant que le secrétaire général adjoint et envoyé spécial de l'ONU, Haile Menkerios, était au sommet de l'UA pour "aider de toute manière possible".

Vraisemblablement, on s'achemine vers une solution à la Kenyane qui semble satisfaire les chefs d'Etat africains qui légitiment ainsi Mugabe malgré la terreur et le déficit de liberté qui ont prévalu lors de ce scrutin. Ce schéma de sortie de crise très cher à Thabo Mbeki fédère déjà les voix des chefs d'Etat africains.

Apeurée et disloquée par la terreur, l'opposition zimbabwéenne a appelé l'UA à nommer un envoyé permanent pour seconder les efforts de médiation du président sud-africain Thabo Mbeki.

"C'est un moment historique pour les dirigeants africains", a jugé George Sibotshiwe, un porte-parole du Mouvement pour le changement démocratique (MDC), avant l'ouverture du sommet de l'UA.

"Nous attendons simplement qu'ils reconnaissent que les élections du 27 juin étaient une imposture et qu'ils nomment un envoyé spécial pour assister le président Mbeki", a-t-il ajouté.

Le 29 juin, le Conseil de paix et de sécurité - organe de l'UA chargé de la prévention et de la gestion des conflits - a discuté du dossier sans aucune déclaration publique.

"Il faut aller vers des débats qui permettent de dégager des solutions, d'aider le Zimbabwe à se retrouver, à pouvoir faire entrer les forces politiques du pays dans un dialogue apaisé", avait commenté avant le début de la réunion le président du Burkina Faso, Blaise Compaoré.


M. Mugabe a été déclaré vainqueur dimanche d'une élection présidentielle où il était seul en lice après le retrait de M. Tsvangirai, qui avait renoncé à sa participation pour dénoncer les violences du pouvoir au Zimbabwe contre l'opposition et les conditions malhonnêtes du scrutin.

Quelques heures après la cérémonie d'investiture, les observateurs de la SADC, représentant 14 pays d'Afrique australe, ont dénoncé un résultat qui "ne reflète pas la volonté du peuple", rompant avec l'habituelle mansuétude de la région à l'égard du plus vieux chef d'Etat d'Afrique.

Selon M. Tsvangirai, 200.000 personnes ont été déplacées, 10.000 blessées et 90 membres du parti d'opposition tués depuis une défaite du parti au pouvoir à des élections générales le 29 mars.

Si Charm-el-Cheik entérine la "solution Mbeki" l'Afrique s'achemine probablement vers la fin des élections comme mode d'alternance politique. Dans ces conditions l'UA n'aura aucune légitimité pour interdire ou condamner la prise de pouvoir par la force. Celle-ci, malheureusement risque de s'imposer comme la seule voie possible de changement de régime.

jeudi 26 juin 2008, a 09:21
Le Cap Estérias lance un appel pour sauver la forêt classée de la Mondah
 

Les agents de la brigade des eaux et forêts du Cap Estérias, à une trentaine de kilomètres au nord de Libreville, ont initié le 23 juin dernier dans le département du Komo Mondah, une vaste campagne de sensibilisation sur le respect des écosystèmes, notamment de la forêt classée de la Mondah. Cette campagne vise surtout à sensibiliser les populations sur la valeur de ce patrimoine naturel pour prévenir les dégradations auquel il sera exposé avec la construction annoncée dans les environs d'un port en eau profonde.
 
La protection des écosystèmes du département du Komo Mondah, qui abrite notamment la forêt classée de la Mondah, fait l'objet d'une vaste campagne de sensibilisation lancée le 23 juin dernier par les agents de la brigade des eaux et forêts du Cap Estérias, une bourgade située à une trentaine de kilomètres au nord de Libreville.

"Nous lançons cette campagne pour attirer l'attention des populations sur les dangers de la déforestation, mais il s'agira surtout d'amener les riverains à respecter les limites de la Forêt classée de la Mondah (FCM)" a expliqué le chef de brigade de la forêt classée de la Mondah, Thomas Simbouet.

"La FCM subit une intense pression anthropique depuis quelques années et s'amenuise progressivement au fil du temps" a-t-il ajouté.

Le brigadier en chef a appelé à la collaboration des populations pour sauvegarder le vaste laboratoire botanique que constitue cette forêt où les étudiants de l'Ecole nationale des eaux et forêts effectuent la plupart de leurs travaux pratiques.

Cette campagne qui s'achèvera la semaine prochaine devrait permettre de sensibiliser les populations sur la valeur écologique et scientifique de ce patrimoine naturel, pour que tous les habitants du département s'impliquent dans la sauvegarde de cet écosystème.

Cette initiative s'inscrit également en prévision des lourds aménagements qui sont prévus dans cette zone dans le cadre du projet d'exploitation du gisement de fer de Belinga.

En effet, dans le cadre de ce projet, il est prévu la construction d'un port en eau profonde Cap Santa Clara, bourgade voisine du Cap Estérias, pour l'évacuation du minerai.

Ce site fait par ailleurs partie du parc national de l'Akanda et le projet de port en eau profonde conduira surement au déclassement du parc. Mais sa présence aura toujours de lourdes conséquences sur l'écosystème de la forêt de la Mondah.

dimanche 22 juin 2008, a 09:50
Gabon Airlines interdite de fret
 

Le ministère gabonais des Transports et de l'Aviation civile a annoncé ce 19 juin le retrait le 13 juin dernier du Certificat de transporteur aérien (CTA) et de la Licence d'Exploitation (LE) de la compagnie aérienne gabonaise privée Gabon Airlines. Les autorités de tutelle n'ont encore donné aucun détail sur les raisons de cette interdiction de fret sur le réseau domestique et extérieur du principal transporteur aérien du Gabon.
 
Plus de fret sur le réseau intérieur et international pour la compagnie aérienne gabonaise privée Gabon Airlines. Un communiqué du ministère des Transports et de l'Aviation civile rendu public le 19 juin dernier annonce le retrait à la compagnie de son Certificat de transporteur aérien (CTA) et de sa Licence d'Exploitation (LE) depuis le 13 juin dernier, agréments l'autorisant à faire du fret sur son réseau domestique et extérieur.

La compagnie devra se contenter des revenus générés par le transport des passagers dans l'attente des motifs de ce retrait pour pallier aux insuffisances qui lui sont reprochées.

La présente décision ne concerne "nullement le transport de passagers assuré par la compagnie aérienne Gabon Airlines" précise effectivement le texte.

La compagnie aérienne gabonaise privée Gabon Airlines a été entièrement constituée de capitaux privés en 2006 sur les cendres de la compagnie nationale Air Gabon, pour assurer l'exploitation de ses droits de trafic.

Dans un arrêté signé en novembre 2006, le ministère gabonais des Transports avait octroyé à Gabon Airlines, fondée et dirigée par l'un des fils du président Omar Bongo Ondimba, Christian Bongo Ondimba, "les droits de trafic et les privilèges" autrefois accordés à l'ancienne Air Gabon.

Cette décision signait du même coup la fin du projet "Air Gabon International", un projet de partenariat entre l'Etat gabonais et la compagnie Royal Air Maroc (RAM), qui devait prendre le relais d'Air Gabon, dont la liquidation avait été prononcée courant 2006 pour cause de mauvaise gestion financière.

Gabon Airlines a commencé à desservir son réseau au mois de janvier 2007 par un vol reliant Libreville à Paris.

La compagnie a acquis en 2007 deux Boeing 767 d'occasion auprès de la compagnie américaine United Airlines et en négocie actuellement l'achat d'un troisième. Elle avait confié la formation de son personnel et l'entretien de ses appareils à Ethiopian Airlines.

Le 15 janvier dernier, Gabon Airlines avait lancé ses premiers vols à destination de Pointe-Noire, cité pétrolière et capitale économique du Congo Brazzaville, première desserte africaine du transporteur gabonais.

Le 15 juin dernier, la compagnie aérienne privée avait commencé à desservir Marseille, deuxième destination européenne de la compagnie.

Le Boeing 767 assure les vols entre Libreville, Paris et Marseille ainsi que les liaisons entre Libreville et Pointe-Noire, au Congo Brazzaville. Tandis que le cargo Antonov, assure les dessertes entre Libreville et Malabo (Guinée Equatoriale), les liaisons entre Pointe-Noire et Sao Tomé ainsi que les vols intérieurs sur Port-Gentil et Franceville.

La compagnie souhaite également ouvrir une liaison vers Dubaï (Emirats arabes unis), une destination populaire chez les hommes d'affaires.

D'un montant de 5 milliards de francs CFA, soit près de 7,6 millions d'euros, le capital de Gabon Airlines est détenu par des banques, des assureurs et des investisseurs privés gabonais.

lundi 16 juin 2008, a 10:24
Les Panthères battent les Black Stars du Ghana 2-0
 

Les rues de Libreville étaient en liesse ce soir pour fêter la nette victoire des Panthères du Gabon sur les Black Stars du Ghana pourtant au grand complet sur le score de deux buts à zéro. Le premier but a été marqué par Roguy Meye peu avant la pause et Stéphane Nguéma a aggravé le score à la reprise de la seconde manche pour le bonheur de tout un peuple. Une victoire qui replace les Panthères sur la bonne direction dans cette phase des éliminatoires CAN-Mondial 2010, après leur courte défaite en Libye 1-0 la semaine dernière.
 
Les Panthères ont fait sensation cet après-midi au stade Omnisports président Bongo en battant sèchement une grande équipe de Black Stars du Ghana par deux buts à Zéro. Pourtant sur le papier, l'équipe nationale ghanéenne conduite par le virevoltant milieu du terrain de Chelsea Michael Essian et une pléiade des professionnels était donnée gagnante.

Dos au mur après leur défaite face à la Libye (1-0) le 7 juin dernier à Tripoli, les Panthères se sont jetées dans la bataille dès le coup d'envoi de la rencontre avec la ferme résolution de prendre les trois points de ce premier match à domicile. Ni le palmarès des Black Stars, ni la réputation de ses vedettes n'ont entamé le moral des poulains d'Alain Giresse.

Sans céder à la pression, les Panthères ont réussi à contenir les Ghanéens et à forcer le destin en marquant deux buts sans en encaisser un et s'offrir trois précieux points pour la suite de cette compétition qualificative à la fois pour la CAN et le Mondial 2010.

C'est Roguy Meyè, attaquant de l'équipe hongroise de Zalaegerszgi (ligue1) qui a porté la première estocade en marquant le premier but peu avant la fin de la première partie. Un but décisif qui a libéré son équipe et lui a permis d'entamer la seconde partie avec confiance.

Galvanisés par ce but, les Gabonais ont joué à fond leur jeu en bousculant en seconde partie la grande équipe de Black Stars, étouffant son attaque et son milieu du terrain où Michael Essian était transparent. Profitant des atermoiements de la formation ghanéenne, les Panthères vont pousser leur avantage en aggravant le score grâce à un coup de patte de Stéphane Nguéma, sociétaire de Istres (National, France) bien servi par Do Marcolino.

Malgré la fougue de junior Agogo et le réveil tardif du milieu de terrain ghanéen, les Black Stars ne reviendront pas à la marque. Pour le Gabon qui compte un match en retard dans le groupe 5 de ces éliminatoires combinées, cette victoire qui redonne confiance aux Panthères et au public gabonais est une bonne opération qui le replace sur la bonne direction.

Pour aller loin dans cette compétition et espérer gagner un ticket pour la CAN et le Mondial 2010, les Panthères savent ce qui leur reste à faire : gagner tous les matchs à domicile et forcer le destin en évitant de perdre à l'extérieur. La tâche est difficile mais pas impossible. Le ballon est rond pour les 22 acteurs.

jeudi 12 juin 2008, a 11:19
scanners d'aéroports qui voient sous les vêtements
 

Dix aéroports américains, dont JFK à New York et l'aéroport international de Los Angeles, ont commencé à installer des scanners qui permettent de voir sous les vêtements des passagers, a annoncé le Département américain des Transports.
 
Ces cabines transparentes se referment complètement sur le passager, et émettent des "ondes millimétriques" qui percent les tissus à la recherche de métaux, céramiques, plastiques, matériaux chimiques ou explosifs, précise l'autorité de sécurité aérienne sur le site internet du Département des transports.

L'image en trois dimensions, transmise à un agent dans une pièce séparée et fermée, brouille le visage, poursuit le texte.

L'opération dure quelques secondes et doit remplacer les fouilles au corps. Mais Barry Steinhardt, directeur du programme "technologie et libertés" à l'association de défense des libertés ACLU, a déclaré à l'AFP que "les gens n'ont aucune idée à quel point les images sont graphiques", et assure qu'on peut notamment distinguer les formes d'un passager et notamment son sexe.

L'association souligne sur son site que l'appareil révèle des "détails hautement personnels du corps, tels que des traces de mastectomies, des sacs pour colostomies, des implants pour pénis, des tubes cathéter ou la taille des seins ou appareils génitaux".

Lara Uselding, du Département des Transports, rappelle cependant à l'AFP que les passagers ont toujours le choix "entre l'imagerie corporelle et la fouille au corps" traditionnelle.

Le gouvernement américain prévoit l'installation de 30 appareils supplémentaires avant la fin de l'année. En Europe, l'aéroport d'Amsterdam Schiphol utilise déjà ces scanners.

mardi 10 juin 2008, a 14:09
Des centaines de "cyclo-nudistes" dans les rues de Madrid
 

Des centaines de cyclistes nus ont défilé samedi dans le centre de Madrid pour réclamer plus de sécurité pour les vélos circulant en ville, a constaté l'AFP.
 
Sous le slogan "Nus face au trafic, justice dans les rues", les manifestants dénudés ont pris le départ vers 10H00 GMT sur la Plaza de Cibeles direction l'avenue Gran Via jusqu'à la Plaza de España.

"Nous dénonçons le fait que nos rues aient été séquestrées par les voitures, qui bouchent les villes et les transforment en lieux hostiles et dangeureux", ont indiqué les organisateurs sur leur site internet.

Reconnaissant que l'idée de manifester nu est surtout un moyen d'attirer l'attention des médias, les "cyclo-nudistes" disent "proposer un modèle de ville où les personnes puissent récupérer leur espace", grâce en particulier "au vélo, un moyen de transport urbain écologique, sain, et amusant".

Madrid est une ville peu adaptée au vélo et la circulation y est difficile, voire dangereuse, pour les adeptes de la bicyclette.

Il s'agissait de la 5e manifestation de "cyclo-nudistes" espagnols. Des rassemblements de ce genre étaient prévus samedi dans d'autres villes espagnoles et européennes.

mercredi 04 juin 2008, a 02:38
Les épreuves orales du BEPC victimes de la grève des enseignants
 

Programmées pour le 2 juin dernier sur l'ensemble du territoire national, les premières épreuves orales du Brevet d'étude du premier cycle (BEPC) ont finalement été reportées au 3 juin dans la plupart des établissements de la capitale Libreville en raison de l'insuffisance des présidents et membres de jury. Le ministre de tutelle, Michel Menga, a initié une tournée à travers les établissements pour mesurer l'ampleur de la situation et pallier les insuffisances créées par le boycott des examens par les enseignants du Syndicat de l'Education nationale.
 
La tutelle réussira-t-elle à trouver très vite une solution au différend qui l'oppose aux enseignants du Syndicat de d'Education nationale (SENA) depuis le 27 mai dernier. Les épreuves orales du Brevet d'étude du premier cycle (BEPC) initialement programmées pour le 2 juin dernier sur l'étendue du territoire national, ont été pour la plupart reportées au 3 juin, surtout dans les établissements de la capitale.

Ce report est consécutif à l'insuffisance des présidents et membres de jury suite au boycott des examens par les enseignants du SENA. Le 27 mai dernier, le SENA avait posé un ultimatum aux autorités de tutelle pour la satisfaction de leurs revendications en menaçant de boycotter les examens de fin d'année.

Lors de la réunion entre la tutelle et les partenaires à l'éducation initiée par le ministre Michel Menga, pour trouver un consensus, les enseignants du SENA avaient claqué la porte aux négociations et demandé le renvoi du ministre. Selon le SENA, le ministre avait tenu des propos injurieux à son endroit et avait également violé les accords passés avec le gouvernement.

La tutelle n'ayant pas accédé à la totalité de leurs revendications, les enseignants du SENA ont commencé à boycotter les examens, notamment les épreuves orales du BEPC.

Pour pallier les insuffisances nées de la situation créée par le SENA et garantir le bon déroulement des examens, le ministre Menga a initié une tournée à travers les différents centres d'examens de la capitale pour garantir le déroulement des épreuves écrites prévues pour le 9 juin prochain. Le ministre a annoncé des mesures de circonstances pour compléter les effectifs manquants.

«Nous avons décidé d'entreprendre une tournée dans les établissements afin de voir si le dispositif d'organisation des examens est en place et les problèmes rencontrés. Il s'agit d'apporter des solutions éventuelles aux problèmes qu'on aura enregistré. Nous pensons malgré tout que tout a été mis en place en dehors de quelques dérapages» a rassuré le ministre Menga.

«Nous ne fixons pas de date impérative pour le déroulement de l'examen, notamment de l'oral. Nous avons prévu une plage à l'intérieur de laquelle chaque centre doit s'inscrire et terminer ce qu'il a à faire. Nous avons une semaine pour terminer les oraux» a annoncé Michel Menga.

Près de 30 000 candidats sont inscrits au niveau de la capitale pour cet examen. Les épreuves orales, prévues de s'achever le 6 juin à venir, devraient être suivies des épreuves écrites à compter du 9 juin prochain.

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